Hymne


Je crois t’avoir toujours aimée

Je crois ne penser qu’à toi

Quand il me faut lutter pour ne pas sombrer

C’est à toi que je m’accroche

Je ne laisse le soin à personne de la vivre

Il n’y a aucune procuration délivrée

Je préfère le voir de mes yeux

Te toucher de tous mes sens


Je voudrais que ce soit aussi simple

Un bonheur instantané dont on peut jouir

Un bonheur futile, où l’on se perd aisément

Ne prendre que ce dont on a envie


Tous les matins ne sont pas idéaux

Mais quand je suis porté

Quand une vague d’enthousiasme

Me soulève et m’entraîne dans sa farandole

Je vis ces moments comme le soleil

Qui caresse de ses rayons enjôleurs

Revigorants et enchanteurs

À ce moment, je suis imbattable


Pour rien au monde, je ne changerais

Pour rien au monde, je ne serais différent

Dans ces moments-là, je m’enivre

Dans ces moments-là, je suis ivre


J’en pleure de rage de te voir

J’en pleure de te savoir t’effilocher

Mais je ne veux plus y penser

Je ne veux croire qu’à ta beauté

Je ne veux croire qu’en toi

Il y a des bonheurs faciles

Des instants à déguster en gourmand

Profiter de tes atouts et tes offrandes

Te découvrir comme on déshabille une femme


Se laisser porter dans tes bras soyeux

S’abandonner et tout pardonner

Ne plus se mentir et s’oublier

Ne plus se faire violence, s’octroyer l’indulgence

Chavirer et enfin regarder devant soi

Eradiquer la crainte et l’anxiété

Croire en des jours meilleurs et salutaires

Savoir que tout appartient au domaine du possible

En être tellement sûr, que d’un seul coup

On abattrait les montagnes, tout seul

Convaincu de sa force et du cœur que l’on y met

Sûr d’être à jamais indestructible


Tu as beau être éphémère

Tu as beau être fugace

Je sais ta fulgurance

Je t’aime et t’espère

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