Sur Etagères 

                                                                             ... Sur la vôtre aussi ?...

La question
 
ISBN- 978-2-37827-116-9

Marie et André sont âgés, très âgés, mais en bonne condition. Ils sont mariés depuis si longtemps qu’ils ne comptent plus et cela n’a plus vraiment d’importance.

 

Marie et André ont toujours vécu dans ce village du Val de Loire. Vécus, travaillés et ils y eurent leurs deux filles.

 

Marie et André coulent des jours paisibles et ne sacrifient jamais à leur très précieuse habitude de venir, durant une heure en fin d’après-midi, s’asseoir sur le petit banc de la place du village.

 

Aujourd’hui, en ce bel été, ils sont bien assis, l’un à côté de l’autre, sans se toucher, comme à l’accoutumée.

 

La conversation sera longue à venir. André la débutera, mais avancera à petits pas, masquant son réel propos, par méfiance.

Mais ce qui suivra modifiera à jamais leur rapport.

 

Pourquoi, tout à coup, André va-t-il transformer le cours serein de leur vie ?

Pourquoi s’est-il mis en tête de poser LA question ?

 

Quel événement a bien pu le pousser à poser cette question ?

Est-il devenu fou ?

 

Et Marie ? Comment va-t-elle réagir ?

Comment va-t-elle gérer le comportement de son mari ?

Comment va-t-elle se dépêtrer de cette situation qui semble inextricable ?

 

André pose La Question

Marie répondra-t-elle ?

 

Une question ?

Une réponse ?

 
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Petites Miscellanées et autres pensées
 
ISBN-978-2-342-03457-8

Extrait d'un texte : "Manège"

 

Elle tourne, elle tourne, elle tourne la roue du petit manège du parc pour enfants.

 

Assise sur cette roue de bois aux montants en fer forgé, une petite fille se laisse emporter par le tourbillon.

 

Elle tourne, elle tourne, elle tourne la roue du petit manège du parc des enfants.

 

Bien calée, la petite fille blonde rit. Le cœur léger, l’esprit tranquille. Elle a l’insouciance des enfants de son âge pour qui la vie n’est que jeux et princes charmants. Une vie près de sa maman qu’elle aime infiniment. L’air la chatouille, elle renverse la tête et laisse éclater son rire aux dents blanches où percent quelques manques d’émail, témoins de la progression de son âge en pleine mutation. Elle rit, rit d’un bonheur simple et futile. Une joie pure.  

 

Elle tourne, elle tourne, elle tourne la roue du petit manège du parc des enfants.

 

En face maman la regarde avec amour et bienveillance, celle d’une mère aimante. Quelques minutes passent où ce simple spectacle suffit largement à sa vie. Un temps amusé, elle laisse pourtant vagabonder ses propres pensées. Elle, qui il y a peu, étudiait le droit en faculté. Elle, promise à un bel avenir dans la magistrature. Une carrière qui lui tendait les bras, elle se voyait brillante avocate, jusqu’à ce qu’un autre amour l’en détourne. Elle fut sûrement – un peu – heureuse, mais bien vite son prince ne se révéla plus aussi charmant, infléchissant pourtant sa trajectoire écrite et ses ambitions personnelles. Pour son bien, pour son couple et pour la stabilité d’une vie familiale à laquelle elle aspira sincèrement, elle changea ses objectifs, mit entre parenthèses sa carrière et entra dans la fonction publique.

La vie, c'est rien que du cinéma, 
ou inversement
ISBN-978-2-7483-5775-2

Extrait d'un texte : "Incommunicabilité"

 

Fanny n’était peut-être pas à proprement parler une jolie femme, comme celles retouchées des magazines, mais elle était grâce et naturel ; là où réside cette beauté instinctive.

 

Elle portait harmonieusement sa trentaine. Son teint hâlé marquait une légère allure orientale, appuyée par de grands et magnifiques yeux en amandes de couleur noisette claire.

 

Son visage était fin, d’une finesse absolue. C’est en cela qu’elle envoûtait qui croisait son chemin. Tout chez elle, inspirait amour et sentiments.

 

Un léger maquillage autour des yeux servait à souligner la douceur de ses traits et ses pupilles marron. Aucun rouge à lèvres, aucune couleur pour surcharger ce qui n’avait besoin de l’être.

 

Tout comme ces traits, elle était gracile et élancée. Sa peau semblait douce et ses longs cheveux

de jais tombaient en cascade le long de son dos. Elle ne passait pas inaperçue, sa présence

était perceptible à celui qui n’est jamais insensible à une déesse quand il en voit une.

 

L’une des deux seules entorses à cette simplicité raffinée provenait de son parfum capiteux et sucré, flottant dans l’air pour laisser une empreinte tenace dans l’atmosphère. L’autre signe extérieur était un sac à main un tant soit peu clinquant et moderne regorgeant d’objets féminins. Seule concession faite à la joaillerie puisqu’elle ne portait ni bague, ni collier, aucun bijou ne venait orner cette féminité.

Ainsi va la vie... ou les petites scènes de l'ennui ordinaire
ISBN-978-2-35485-107-1
Extrait d'un texte : "Il faut bien en finir"
 
Toutes et tous à quelques exceptions, nous voilà repartit pour un tour !
 
Si l’on compte une année en terme civil, il est cependant indubitable que la grosse coupure de l’été, avec des vacances oscillant entre quinze jours et trois semaines pour les gagnants au grand jeu du pouvoir d’achat, sonne dans notre calendrier en quelque sorte comme une autre forme d’annuité. Alors le 1er septembre, nous avons l’impression en reprenant le collier (belle image  que de lier le travail à ce point de servilité) de changer d’époque, presque.
 
Fini les doigts de pieds en éventail (j’ai essayé et croyez moi ce n’est pas si facile), les tongs Made in « Brasilhou » - avec l’accent carinho - c’est hyper tendance) gisantes, attendant sagement leur maître devant le transat. Un panta-court (oui c’est la mode aussi) et une chemise (en lin de préférence, enfin ma préférence) négligemment entrouverte (ça c’est hype). Fini les soirées qui s’étiolent à la lumière des bougies que vient à peine troubler une légère brise marine au senteur de pins (la vraie, pas celle emprisonnée dans une espèce de vaporisateur tueur de couche d’ozone et dont vous aspergez consciencieusement vos commodités).​​​​​​​​​​​​​​​​​​​

 

 

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